La vie #TonPetitLivre

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C'est un texte dur à écrire. Il faut savoir qu’à la base l'article a pour but de parler du nouveau livre de mes consoeurs blogueuses, les soeurs Josiane et Carolane Statis, des blogues Ton Petit Look/TPL Moms.

Pour comprendre pourquoi j'ai autant aimé le livre, je crois que la meilleure manière de l'expliquer, c'est de vous parler un peu de ma propre vie. Je pense que je ne me serais jamais autant ouvert que dans cet article. Ouf! J'y vais, j'me lance.

Depuis que j'ai 1 an, mes parents sont séparés. Je ne les ai donc jamais connus ensemble. Ma mère a refait sa vie avec mon beau-père, étant présent depuis le début de ma vie. Avec eu, j'ai été élevé dans une famille privilégiée et aimante. Moi et mes deux soeurs, nous n'avons jamais manqué de rien. Ils étaient toujours présents quand on avait besoin d'eux.

De l'autre côté, ce fut beaucoup plus dur. Un père violent où cris, coups de ceinture et autre, était monnaie courante. Malgré tout, j'ai longtemps cherché à avoir une certaine forme d'approbation de sa part, jusqu'à ce que je comprenne que cela n'arriverait jamais. Combiné à un parcours scolaire pas toujours facile, dû à de l'intimidation et des moqueries, rien pour aider, disons.

Je n'ai jamais osé parler à ma mère de ce qui se passait chez mon père, car je préférais endurer et me dire que cela allait passer. En même temps, il me donnait une forme d'attention. Pendant deux ans, plus ou moins alimenté, plus ou moins aimé. Avec le recul j'ai encore de la difficulté à analyser ces deux années passées chez lui.

À 18 ans, il a cherché à reprendre contact. Je l'ai laissé revenir dans ma vie. La violence physique était terminée, mais les paroles elles peuvent être tout aussi violentes. J'avais grandi, j'avais vieilli, mais lui n'avait pas changé. À un moment donné, j'ai compris que je serais mieux de faire comme si le père biologique que j'avais n'existait pas. J'ai donc coupé le contact et depuis 2011, je ne lui ai pas reparlé.

J'ai plusieurs fois voulu m'effacer. Passer à l'acte. Disparaitre. Croyant que si je n'étais plus là, cela rendrait mes amis, ma famille, mais surtout mon père, plus heureux. J'ai longtemps pensé que c'était moi le problème. Croyant aussi que cela serait plus facile. Que j'arrêterais de souffrir et je serais enfin heureux, d'une certaine façon. Un peu plus tard, j'ai fini par comprendre que le suicide n'était pas la solution.

Aujourd'hui, même si cela est du passé, certains réflexes restent. J'ai toujours peur de décevoir et d'être rejeté. L'abandon reste une bête noire dans ma tête. Une certaine anxiété sociale subsiste aussi. Je travaille fort pour surpasser ces points.

De par mon parcours, le livre a fait remonter des souvenirs, mais m'a surtout fait voir que je ne suis pas seul. Que on a tous, plus ou moins, des démons, présents ou passés, et qu’en parler fait du bien. Le livre n'a pas la prétention de vouloir remplacer le psy ou de donner des leçons, mais bien de vouloir nous faire prendre conscience qu’avoir des difficultés dans notre vie, dans notre tête ou avec notre corps, et tout cela ce n’est pas grave, mais surtout vous n'êtes pas seul.

Comme Carolane et Josiane le disent si bien, tu vas pleurer, mais après ça va bien aller. Une parole que j'ai prise à la lettre lors de la lecture du livre.

Ton Petit Look II - Les Filles sont-elles Folles ?

Disponible en librairie et sur les plateformes numériques


It is a hard text to write. It must be known that at it's root, this article is written to talk about my co-sister bloggers, the sisters Josiane and Corlane Statis, from the blogs Ton Petit Look/TPL Moms new book.

To understand why I enjoyed this book so much, I believe that the best way to explain it is by telling you a bit about my own life. I think that I will never have opened myself as much as in this article. Oof! Here I go.

Ever since I was 1 year old, my parents have been separated. I therefore never knew them as a couple. My mom remade her life with my step-dad, having been there since the beginning of my life. With them I was raised in a loving and privileged family. My two sisters and me never lacked anything. They have always been present when we needed them.

On the other side, it was a lot harder. A violent father where yelling, the belt as well as others, was normal in the household. Even so, I longed to find a certain form of approval from him, until I finally understood that it would never happen. Combined with a school life that wasn't always easy due to intimidation and mockery. Let's say, nothing to help.

I never dared to tell my mom about what was going on with my father, since I preferred to endure while I told myself that it would pass. And in some way, he was giving me a form of attention. For two years, more or less nourished, more or less loved. Taking a step back I still find it hard to analyze those two years spent with him.

When I was 18, he tried to get back in contact. I let him come back into my life. The physical violence was over, but words can be just as violent. I grew up, but also matured. He, on the other hand, hadn't changed. At one point I understood that I was better off acting as if my biological father didn't exist. I therefore cut off contact in 2011 and I never spoke to him again since.

I wanted to erase myself many times. To go through with it. To disappear. Believing that, if I wasn't around, that my friends, family and especially my father, would be happier. I thought I was the problem for a long time. Believing that it would also be easier. That I would stop hurting and finally be happy in a certain way. A little later I finally understood that suicide was not the answer.

Today, even if it's in the past, certain reflexes remain. I'm always afraid of letting people down and being rejected. Abandonment remains a dark shadow in my head. A certain social anxiety is also present. I work hard to get over these elements.

Through my experiences, the book brought back memories, but also made me see that I was not alone. That we, more or less, all have demons, whether in the present or the past and that talking about it helps. The book does not try to replace a psy or to give lessons, but to make us conscientious that having difficulties in our life, mental or physical, and that all that isn't the end of the world, but also that you're not alone.

Like Carolane and Josiane put it so well, you will cry, but then things will go well. Something that I went through as I read their book.

Ton Petit Look II - Les Filles sont-elles Folles ?

Available in bookstores and on digital platforms